livre spécial - Le détour et l'accès : Stratégies du sens en Chine, en Grèce livre gratuit

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Le détour et l'accès : Stratégies du sens en Chine, en Grèce

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Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #138014 dans Livres
  • Publié le: 2010-03-18
  • Sorti le: 2010-03-18
  • Langue d'origine:
    Français
  • Dimensions: 4.25" h x
    .87" l x
    7.01" L,
  • Reliure: Poche
  • 489 pages

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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile.
5Mon résumé
Par Hotlivre
I. « Il est chinois », « c'est du chinois »1. Un missionnaire américain de la fin du XIXe siècle a remarqué justement que les Chinois aiment s'exprimer par détour, mais ses explications sont insatisfaisantes.2. L'analyse suivie du Quotidien du Peuple à la fin des années 70 révèle toute une palette de dispositifs servant à signaler indirectement quelque chose.ll. De front, de biais1. Le stratège militaire chinois cherche à désemparer, à destructurer l'ennemi afin de vaincre sans affrontement.2. Au contraire, dans la Grèce antique, la guerre se réduit à l'affrontement des phalanges.3. Parallèlement, dans le champ politique, l'argumentation, le débat, l'affrontement direct des opinions priment en Grèce, alors que l'allusion prévaut en Chine.4. L'obliquité de la parole chinoise rend celle-ci inépuisable.III. Sous couvert d'image : la critique insinuée1. La poésie, parole oblique par excellence, insinue toujours en Chine une critique d'ordre social ou politique.2. L'auteur s'exprime indirectement afin de se protéger. Son texte agit comme le vent. Aux puissants qui sont visés, il n'offre pas d'occasion de riposte.3. Les poèmes du Livre des Odes, comme tous les poèmes chinois, sont traditionnellement interprétés selon ce schéma par les commentateurs.IV. Par citations interposées : le pouvoir d'ébranler1. Au VIe siècle avant J.C., les seigneurs chinois négocient notamment en récitant des poèmes du Livre des odes.2. En mobilisant des motifs poétiques, ils laissent entendre leurs intentions sans avoir à se justifier ni à argumenter.3. Les images poétiques, dont le sens reste ouvert, peuvent emporter l'adhésion de l'interlocuteur.V. Laisser entendre, éviter de dire, ou comment lire entre les lignesLa Chronique des printemps et automnes, sous un dehors objectif, donne des leçons morales.1. Le fait de noter un événement plutôt qu'un autre est signifiant : Confucius consigne ce qui n'est pas normal (ou, en des temps troublés, ce qui est normal mais pas ordinaire).2. Le titre utilisé pour nommer les personnages se laisse également interpréter selon l'axe blâme / éloge. Le récit réalise un compromis entre l'ordre événementiel et l'ordre moral.3. L'ordre moral impose d'aborder de biais ce qui déshonore son propre camp.4. L'obliquité n'est pas une caractéristique objective du récit, mais une grille de lecture.VI. La dissidence impossible (idéologie de l'obliquité)1. En théorie, le lettré chinois peut parler directement quand le pays est bien gouverné. En pratique, il ne le peut jamais.2. Avec l'instauration de l'empire, la parole du lettre devient prisonnière de l'arbitraire du prince.3. Toute remontrance devient impossible.4. La figure de l'intellectuel ne peut pas émerger.VII. Entre émotion et paysage : le monde n'est pas un objet de représentationLes critiques de poèmes éclairent le type de rapports que les Chinois entretiennent avec la réalité.1. Les commentaires du Livre des odes de l'époque Han interprètent le monde naturel à partir du monde humain, par analogie.2. À l'époque Song, les éléments naturels sont compris comme des éléments suscitant (par réaction) l'émotion du poète. Le rapport entre paysage et émotion reste flottant, ouvert, indéterminé.3. La poésie chinoise la plus prisée résulte d'une incitation : une vibration du monde qui vient émouvoir le poète.4. Le poète grec antique est un voyant qui cherche à montrer, afin de faire croire à sa vérité.VIII. Au-delà du paysage : le sens figuré n'est pas symboliqueDans la poésie grecque, l'interprétation allégorique suppose l'existence du monde des Idées.1. Dans la poésie chinoise, on interprète en voyant dans le texte des références, des allusions (à la situation politique contemporaine à l'auteur, généralement). Le sens premier et le sens inféré appartiennent au même monde.2. L'allusion est parfois sans référence précise assignable : seule une atmosphère diffuse se dégage.3. Le sens est alors « lointain », évasif, indéterminé, car plusieurs interprétations coexistent. Aucun plan symbolique stable ne se dégage.4. Le sens ne renvoie à rien de précis, mais diffuse une atmosphère chargée d'une émotion indicible.IX. De maître à disciple: le propos n'est qu'indicielConfucius cherche à réguler la conduite de ses disciples.1. Sa parole, en retrait, est fiable.2. Elle a d'autant plus d'effet sur le disciple qu'elle est rare et lapidaire. La qualité d'écoute du disciple est primordiale.3. Confucius ne défend pas de doctrine. Ses propos sont banals et attachés à une situation particulière donnée, mais donnent néanmoins subtilement à penser.4. Ils pointent (et par la incitent) sans s'étaler ni argumenter. Ce genre littéraire n'a pas vraiment d'équivalent en Occident.5. On a souvent rapproché avec raison Confucius et Socrate. Toutefois, l'ironie est absente des propos confucéens. L'ironie suppose deux plans (celui de l'erreur, et celui auquel l'ironie renvoie en révélant l'erreur) alors que Confucius cherche toujours le bon équilibre au sein d'un plan unique.X. Il n'y a pas un plan des essences, ou pourquoi le détour est l'accèsSocrate, en définissant ce dont on parle, fait émerger le plan de la généralité, par opposition au plan des exemples concrets.1. Confucius, en traitant différents cas (détours), esquisse (donne accès à) une globalité sans pour autant recourir à un plan différent de celui du monde ordinaire. L'énoncé et la situation d'énonciation doivent être considéré conjointement, pour saisir la perspective d'équilibrage, de régulation confucéenne. Dans certaines situations, l'énoncé tautologique est le meilleur possible.2. La globalité, qui ne se laisse approcher que de biais, habite toutes les paroles de Confucius sous la forme d'une intuition : le sens de l'humain.3. Confucius ne discourt pas sur le sens de l'humain, parce qu'il le manifeste dans ses moindres gestes et paroles.4. Cette immanence est à l'œuvre dans Confucius comme dans la Nature (le Ciel). Il n'y a pas de principe, de règle ou de vérité intangible, mais seulement des circonstances/occasions diverses auxquelles il faut être réceptif (disponible) afin de se conduire adéquatement.5. Chaque occasion est un « détour » qui donne « accès » au centre qu'est la cohérence de la globalité, ce « centre » devant être conçu comme le fil conducteur qui relie ces différentes occasions entre elles.XI. Le cheminement de la maturation, le bond de la réalisationLa Lettre VII de Platon parle du chemin sinueux menant à la sagesse... mais c'est une œuvre marginale dans la philosophie occidentale. Par contre, cette notion est au cœur de la pensée chinoise, et notamment du Mencius.1. Dans le Mencius, l'apprentissage ressemble à une maturation, et les résultats ne s'obtiennent qu'indirectement : « Il ne sert à rien de tirer sur un plant de riz pour le faire pousser plus vite ». Le disciple doit être assidu (pour remplir toutes les alvéoles d'eau). Lorsque toute les alvéoles seront pleines, le progrès du disciple deviendra visible (car l'eau débordera et ira plus loin). Le maître ne peut rien faire pour aider directement l'eau à aller plus loin.2. Le courant mohiste, qui reste marginal dans la tradition chinoise, insiste sur la rationalité, les définitions et l'argumentation. Il constitue la réciproque de la Lettre VII : un bourgeon « à l'occidental » qui n'a pas pu fleurir dans le milieu de la pensée chinoise. Mencius, par des dispositifs narratifs (c'est-à-dire : de biais), se place dans la lignée des premiers souverains et de Confucius, comme héritier de fait de la voie orthodoxe.3. Mencius démontre non pas avec des arguments mais en agençant des cas (des situations). L'attitude juste à adopter dépend de la situation. Mencius ne défend aucun principe.4. Mencius, comme Confucius, ne compte pas uniquement sur la parole pour instruire.5. L'apprentissage est une maturation continue dont on n'est pas capable de prendre conscience. C'est pourquoi, on « réalise » des discontinuités dans ce processus. L'immanence à l'œuvre dans ce processus, on ne peut ni la dire, ni la taire. C'est le « tel », que l'on retrouve dans la pensée bouddhiste et dans la pensée héraclitéenne.XII. La grande image n'a pas de forme, ou comment indiquer l'ineffableLa question de l'ineffable apparaît dans le Parménide, chez Plotin et chez Wang Bi, le commentateur du Laozi.1. Dans le taoïsme, il n'y a pas deux ordres de réalité, mais un amont (le fond indifferencié) et un aval (les choses particulières). Le fond engendre et fait fonctionner les choses. Ne pas parler, ne pas agir, c'est laisser le fond d'immanence opérer.2. La détermination part de l'objet, tandis que l'indication part du sujet. Aucune des deux approches ne convient pour l'ineffable (le tao). Le Laozi renouvelle (varie) les formulations pour échapper aux écueils de ces deux approches.3. Dans le Laozi, l'invisible (l'ineffable, etc.) évacue ce qu'il y a de particulier, de défini, mais reste dans le même plan ontologique, dans le prolongement des choses ordinaires. Il se manifeste par une atmosphère floue ou vague qui fait ressentir le fonds indifférencié derrière les phénomènes. Le tao ressemble plus à de l'indétermination hésitante qu'à de la plénitude.4. Car l'efficacité est maximale lorsque l'on intervient « sans intervenir », c'est-à-dire au stade où rien n'est encore advenu, et donc où tout peut encore se déployer. La contradiction apparente entre l'indétermination hésitante et l'efficacité maximale se résout si l'on accepte de voir les choses/événements comme des étapes dans un processus immanent en devenir.5. Finalement, les horizons de la mystique étant différents (ontologie et transcendance du côté occidental, voie et immanence du côté chinois), les rapprochements sont superficiels.XIII. « Nasse » et « Poisson » , ou comment accéder à la natureDepuis l'antiquité grecque, la figure est donnée mais le sens ultime est « voilé », le mythe étant, dans l'entre-deux, ce qui voile et dévoile en même temps.1. En Chine, la parole (qui ne peut restituer les choses que sous des angles particuliers) est la nasse, qu'il faut oublier lorsque l'on a saisi le poisson (le sens sans point de vue).2. Le Zhuangzi malmène la parole pour conduire au dépassement de l'unilatéralité des points de vues : fables étranges (éloges de l'inutilité), fantastiques (transformations des êtres en d'autres êtres, dimensions énormes des êtres ou des objets), etc.3. Les extravagances du Zhuangzi n'ont pas à être interprétées sur un autre plan. Le geste de dépassement suffit.4. Le Zhuangzi énumère trois manières de faire détour avec le langage : a) La figuration. b) La citation. c) La variation continue (procédé le meilleur). On peut traduire « ciel » par « nature ».XIV. Les nuages et la lunePour bien écrire en Chine, il faut faire des détours.1. Ne pas traiter directement du sujet, mais tourner autour.2. Par un décalage abrupt, faire allusion à ce qui s'est passé « avant le texte ».3. Amener le sujet par petites touches, comme un chemin qui sinue pour faire entrer progressivement dans un jardin-monde.4. En peinture également, le décalage est fécond : il faut peindre les nuages pour évoquer la lune.XV. La distance allusive1. Grâce à la distance, on peut envisager que ce qui est montré, la scène, le plein, émerge d'un monde plus vaste, vide.2. La distance peut provenir du décalage entre le titre du poème et son contenu.3. Ou d'une inversion de polarité : décrire ce qu'un autre ressent pour moi, au lieu de dire ce que je ressens pour lui. Dans la pensée chinoise, les choses n'ont pas d'en-soi, si bien que la distance, même grande, n'aboutit pas au hors-sujet.Note de conclusion : Détour ou dédoublementLe détour par la Chine permet d'interroger de l'extérieur un impensé de la parole occidentale : la dichotomie entre le logos et le mythe. La pensée chinoise est une pensée de la relationalité (par opposition à rationalité). C'est pourquoi l'allusion y est omniprésente. La pensée occidentale opère un dédoublement en posant un être au-delà du phénomène. C'est à lui qu'on doit l'émergence des notions (précieuses) d'idéal, de sublime, de liberté, ainsi que la figure de l'intellectuel.

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.
5philo
Par Wouwei
Livre passionnant du grand sinologue: certains chapitres sont parfaits aussi bien la forme que le fond.A recommander vivement sans modération.

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